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Tensions alarmantes entre l'Arabie saoudite et l'Iran

Hichem Karoui  ·  2016-01-08  ·   Source:
Mots-clés: Arabie saoudite; Iran; tensions alarmantes; monde

Protestation en Iran 

C'est par un concours de circonstances étrange qu'Adel Al-Jubeir, le ministre saoudien des Affaires étrangères, a déclaré la rupture des relations diplomatiques avec l'Iran le 3 janvier. En effet, alors qu'il était ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington, il avait été victime d'une tentative d'assassinat perpétrée par des présumés conspirateurs iraniens en 2011.

Cette anecdote permet d'illustrer la méfiance entre Riyad et Téhéran qui dure depuis au moins 40 ans. Le conflit – car c'est le terme le plus approprié pour décrire la relation – a dégénéré pour prendre différents aspects et des dimensions variées au cours des époques.

Quand les autorités saoudiennes ont exécuté le religieux et activiste chiite Sheikh Nimr Al-Nimr avec 43 membres d'Al-Qaïda le 2 janvier, le mouvement de protestation qui a suivi et les condamnations ont été violentes. Sheikh Nimr était considéré comme le leader de la communauté chiite du pays et un critique virulent de la famille royale saoudienne. En 2012, il avait été blessé dans des échauffourées avec les forces de sécurité alors qu'il tentait de s'échapper, avant d'être arrêté et emprisonné. Il avait été condamné à mort en 2014 et ses partisans espéraient qu'un accord pouvait être trouvé pour assurer sa libération.

Quand son exécution a été annoncée, les chiites de la province orientale d'Ach-Charqiya, riche en pétrole, ainsi que l'Iran, l'Irak, le Liban, le Yémen, le Pakistan entre autres ont exprimé leur indignation dans les termes les plus forts. Une telle réaction était attendue. L'assaut donné à l'ambassade d'Arabie saoudite à Téhéran par une foule en colère, mettant le feu au bâtiment, a été jugé inacceptable par les autorités saoudiennes. Les relations diplomatiques ont été immédiatement rompues et toutes les activités économiques avec l'Iran ont cessé.

La décapitation du leader chiite et des 43 djihadistes sunnites accusés de terrorisme a envoyé deux messages.

D'abord, qu'il soit Chiite ou Sunnite, tout citoyen saoudien qui se rebelle contre le gouvernement fait face au même châtiment. C'était donc un avertissement adressé à la population locale, qui signifie aussi que la dissension chiite sera traitée de la même manière que le terrorisme sunnite.

Le second message était adressé à l'Iran, qui est accusé de fomenter le désordre, de pousser la minorité chiite du royaume saoudien à se rebeller, et de s'opposer aux projets saoudiens dans la région. L'opposition comprend les milices chiites prétendument armées par l'Iran et qui se battent contre le régime sunnite au Yémen, soutenu par l'Arabie saoudite, ainsi que des djihadistes sunnites en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et d'autres pays asiatiques et africains. Un tel message implique que l'Arabie saoudite n'est pas impressionnée par l'agressivité de l'Iran et peut riposter. Le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, que des commentateurs classe parmi les « faucons », incarne ces mesures.

Deux initiatives cruciales de Riyad ont ouvert la voie à cette exécution de masse, la plus importante depuis 1980, à savoir l'adoption d'une nouvelle politique de défense et l'annonce d'une alliance islamique contre le terrorisme.

La nouvelle politique de défense a été exposée en octobre 2015 par le prince Sultan bin Khaled Al-Faisal lors de son allocution devant le Conseil national des relations Etats-Unis–Pays arabes (NCUSAR) à Washington, soulignant que les objectifs premiers de l'Arabie saoudite étaient de « défendre le territoire national, protéger les citoyens saoudiens, sécuriser les intérêts nationaux, accroître la défense des Etats partenaires et renforcer les partenariats entre les institutions et les organismes ». Le prince a par ailleurs fait savoir que « l'évolution de la doctrine va dépendre des capacités conventionnelles des pays potentiellement non-amicaux, de la propagation des menaces non conventionnelles (l'Etat islamique, Al-Qaïda et le Hezbollah) et de la prolifération des armes nucléaires dans la région. »

La formation de l'alliance militaire islamique anti-terroriste a été en elle-même un événement important. Quand il l'a annoncée le 15 décembre 2015, le vice-prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane Al Saoud a déclaré qu'elle visait non seulement l'Etat islamique, mais aussi les autres organisations terroristes. D'après l'Agence de presse saoudienne, 34 Etats ont décidé de former une alliance, dont le centre d'opérations conjointes est basé à Riyad. Parmi ces pays, on trouve la plupart des Etats arabes, certains pays musulmans en Afrique et en Asie, dont le Pakistan, le Bangladesh et la Malaisie. Plus de 10 pays islamiques, comme l'Indonésie, auraient exprimé leur soutien à la coalition. L'Iran, l'Irak, la Syrie, l'Afghanistan, l'Algérie, Oman et l'Erythrée ne font pas partie de cette alliance.

Quelles que soient la crédibilité et la cohésion d'une telle alliance, il est clair que ni l'Iran ni l'Irak ou la Syrie ne la rejoindront. Le Yémen, la Syrie et l'Irak ont en fait rejoint le Liban pour servir de champ de bataille par procuration entre l'Iran et l'Arabie saoudite, qui représentent d'un côté les communautés chiites, et de l'autre, les communautés sunnites.

 

Beijing Information  

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