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Le mouvement « Black Lives Matter » s'étend dans davantage de villes européennes

  ·  2020-06-08  ·   Source: French.china.org.cn
Mots-clés: manifestation; racisme; Europe; monde

 

De nouvelles manifestations du mouvement « Black Lives Matter » contre le racisme et la brutalité policière ont eu lieu dimanche en Europe dans des villes comme Bruxelles, Copenhague, Londres, Budapest, Madrid et Barcelone.

Samedi, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de villes européennes comme Berlin, Paris, Munich, Hambourg, Francfort, Dublin et Prague pour soutenir le mouvement « Black Lives Matter », qui a balayé les États-Unis et d'autres pays du monde entier suite au meurtre par un policier américain de George Floyd, un Afro-américain non armé.

M. Floyd, 46 ans, est décédé le 25 mai à Minneapolis après qu'un policier blanc s'est agenouillé sur son cou pendant près de neuf minutes alors qu'il était menotté allongé sur le ventre et a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne pouvait pas respirer.

L'Europe « ne peut pas respirer »

À Bruxelles, qui abrite le siège de l'Union européenne (UE), plus de 10000 personnes ont manifesté dimanche après-midi sur la place Poelart, dans le centre-ville. Des manifestants de tous âges et de toutes origines ethniques sont venus de toute la Belgique, scandant « Black Lives Matter » (les vies des Noirs comptent), et « No Justice, No Peace » (pas de justice, pas de paix).

On pouvait lire sur leurs pancartes: « La police tue, c'est écrit blanc sur noir », ou encore « Nous ne pouvons pas respirer », faisant écho aux derniers mots de George Floyd.

« Le meurtre de George Floyd a visiblement réveillé de nombreuses personnes », a rapporté le journal Brussels Times citant Ange Kazi, une porte-parole du Réseau belge de Black Lives Matter, qui a appelé à protester. « Beaucoup de gens en ont assez de la violence policière, qui affecte systématiquement les Noirs », a-t-elle déclaré.

Dans la capitale danoise de Copenhague, plus de 15000 manifestants se sont rassemblés pacifiquement devant l'ambassade américaine dimanche après-midi, criant des slogans et tenant des banderoles dans le cadre de la manifestation danoise de « Black Lives Matter ».

Après avoir manifesté devant l'ambassade des États-Unis pendant environ une heure en scandant « Je ne peux pas respirer », les manifestants ont défilé dans le centre de Copenhague, à proximité de l'emblématique Petite sirène, le long de la rue Kongegade, avant d'arriver à Christiansborgs Slotsplats, qui abrite le Parlement danois, pour y prononcer des discours.

En Espagne, des milliers de personnes ont ajouté leur voix aux manifestations « Black Lives Matter » tenues dans le monde entier. Selon la chaîne de télévision espagnole RTVE, environ 3000 personnes ont participé à une manifestation à Madrid, qui a commencé devant l'ambassade des États-Unis.

Le délégué du gouvernement espagnol avait autorisé 200 personnes à participer à la manifestation, mais beaucoup plus de personnes que prévu se sont présentées pour témoigner leur soutien, comme cela s'est également produit dans d'autres villes européennes.

Près de 3000 autres personnes ont également défilé à Barcelone pour la même cause. Des manifestations ont également eu lieu dans des villes comme Bilbao, Saint-Sébastien et Vitoria, dans la région basque du nord de l'Espagne, ainsi qu'à Logrono et Murcie.

Dans la capitale hongroise Budapest, plus de 1000 personnes se sont rassemblées lors d'une manifestation pacifique devant l'ambassade des États-Unis. Presque tous les manifestants portaient des masques. La présence policière était forte, mais ils ne sont pas intervenus.

Des manifestants, pour la plupart des jeunes Hongrois, ont brandi des banderoles indiquant « Black Lives Matter » en première ligne de la manifestation. D'autres pancartes affichaient des messages tels que « Police partout - justice nulle part » ou « Pas de justice - pas de paix ».

Après des discours et de la musique, les manifestants se sont agenouillés en silence pendant huit minutes et 46 secondes, le temps qu'il a fallu à George Floyd pour perdre connaissance alors que l'officier de police était agenouillé sur son cou.

Deuxième jour de manifestations au Royaume-Uni

De l'autre côté de la Manche, des dizaines de milliers de personnes se sont jointes à une deuxième journée de manifestations dans plusieurs villes britanniques - dont Londres, Manchester, Cardiff, Leicester, Bristol et Sheffield - malgré le fait que des responsables avaient déconseillé la tenue de ces rassemblements de masse en raison du COVID-19.

Des milliers de personnes se sont rassemblées à Londres, la majorité portant des masques et beaucoup avec des gants, a rapporté la BBC.

Dans l'une des manifestations qui ont eu lieu à l'extérieur de l'ambassade des États-Unis dans le centre de Londres, les manifestants se sont mis à genoux et ont levé les poings en l'air sur fond de slogans tels que « le silence est une violence », et « la couleur n'est pas un crime », selon la BBC.

Lors d'autres manifestations à Londres, certains manifestants ont brandi des pancartes faisant référence au coronavirus, dont une qui disait : « Il existe un virus encore plus grand que le COVID-19, et c’est le racisme ». Les manifestants se sont agenouillés pour une minute de silence avant de scander « pas de justice, pas de paix » et « Black Lives Matter », toujours selon la BBC.

A Bristol, dans le sud du Royaume-Uni, une statue d'un marchand d'esclaves du XVIIe siècle a été arrachée de son socle par des manifestants.

Des images sur les réseaux sociaux ont montré des manifestants faisant tomber la statue représentant Edward Colston, dans le centre-ville. Les manifestants l’ont ensuite jetée dans la rivière Avon.

Cette statue en bronze de Colston, qui a travaillé pour la Royal African Company et a ensuite été député conservateur de Bristol, se tenait au centre-ville depuis 1895 et a fait l'objet de controverses ces dernières années après que des militants ont fait valoir qu'il ne devrait pas être publiquement reconnu par la ville.

Le manifestant John McAllister, 71 ans, a déclaré aux médias locaux : « Cet homme était un marchand d'esclaves. Il était généreux envers Bristol, mais cela provenait de l'esclavage, et c'est absolument méprisable. C'est une insulte pour les habitants de Bristol ».

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