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Publié le 02/06/2015
Smartphones, pixels dans la ville et cinéma en 3D : les nouvelles technologies s'invitent au festival !

 

Notre monde semble jour après jour laisser moins de place à l'homme. Les machines ont une importance toujours plus grandissante dans nos vies. Il suffit de prendre le métro dans les grandes villes chinoises pour s'en rendre compte. De nombreux artistes du festival Croisements questionnent la relation entre l'homme et les nouvelles technologies, en utilisant des appareils souvent à la pointe du savoir technique. Ils utilisent l'imprimerie 3D pour créer une vraie pellicule de cinéma en relief, détournent les smartphones du public dans un concert inattendu, ou interrogent la mémoire numérique de toutes nos machines informatiques. Grâce à leurs expériences surprenantes, le spectateur est amené à réfléchir sur le monde d'aujourd'hui.

ExtraPolis

L'exposition ExtraPolis prend la forme d'un grand tableau interactif, c'est-à-dire une illustration représentant une ville imaginaire, qui prend vie sous les yeux du visiteur. Mieux, le passant peut dialoguer avec cette ville en perpétuel mouvement, car deux caméras captent les visages des visiteurs pour mieux les intégrer dans les rues de la ville. Grâce aux illustrations d'Olivier Bonhomme et à la mise en œuvre technique de David Chanel, ExtraPolis permet une réflexion sur la façon dont l'homme et la ville se regardent et se façonnent l'un l'autre.

 

Beijing, Meridian Space (11 au 13 juin) ; Chengdu, Cité Citic (30 mai au 6 juin) ; Wuhan, Oceanwide International Soho City (16 au 22 juin).

 

VS-CARRE-X est une installation dans la ville de Canton. Le collectif Visual System, créé en 2007, déploie des pixels lumineux géants en 3D. Les blocs de lumière semblent vivants grâce à des variations d'intensité, accompagnés par une musique originale entre culture chinoise traditionnelle et sons électroniques. Le promeneur devient comme un papillon qui ne peut détourner le regard face à ces fascinantes installations géométriques.

Canton, The Canton Place (28 avril au 10 juillet).

 Les concerts du Grame ont aussi de quoi surprendre le spectateur. Le Grame est un lieu de résidence à Lyon pour les compositeurs qui utilisent arts et sciences. Deux exemples sont visibles pendant le festival Croisements. Avec SmartFaust, Xavier Garcia détourne un concentré de technologie qui a aujourd'hui envahi notre quotidien : le smartphone. Il exploite la qualité audio de ces appareils en créant des symphonies pour téléphones. Le public est même invité, à la fin du spectacle, à prendre part au concert. Pas besoin de compétence musicale : il suffit de suivre la direction gestuelle du compositeur. Grâce au téléchargement d'une application, la mise en mouvement du téléphone fait naître une musique électronique inédite. Pour une fois, le Grame vous rappelle au début du spectacle de bien vouloir garder vos téléphones allumés !

Avec Light Music, autre création du Grame, ce sont encore les gestes qui génèrent les sons, grâce à tout un dispositif de capteurs de mouvements sur les danseurs, provoquant une écriture chorégraphique de la musique. Light Music se fait à la fois musique « légère » puisque dépourvue d'instruments, et musique « de lumière » puisque ce sont les points lumineux qui guident les mouvements des danseurs.

Wuhan, SmartFaust – Théâtre de Wuhan (11 juin) ; Chengdu, SmartFaust et Light Music – Centre d'art Luxelake (18 juin).

Une autre création originale atypique sera visible et audible à Shenzhen, avec The Metastable Circuit 2, installation sonore de Tarek Atoui. Le Metastable Circuit est en fait un instrument de son invention, une sorte de table de DJ qui ressemble à une puce électronique géante. Selon l'environnement, l'instrument, autonome, émet des sons à chaque fois différents, choisis parmi des milliers d'archives sonores récupérées et de sons électroniques. L'artiste est donc obligé, lors de performances intenses, de s'adapter et d'improviser face à son instrument imprévisible.

Shenzhen, B10 Live (16 mai).

Julien Maire travaille sur un autre média : le cinéma en relief. De nos jours, l'expression « cinéma en relief » a été remplacée par un concept plus informatique, avec l'expression « cinéma en 3D ». Julien Maire propose de jouer sur ce vieux mythe du relief avec un dispositif qui soustrait à la pellicule traditionnelle une succession de petits volumes montrant un homme en train de creuser un trou. Il utilise les technologies les plus actuelles, comme l'impression 3D, pour mieux perturber nos sens, avec une installation qui résonne particulièrement avec la tradition chinoise du théâtre d'ombres.

 

Beijing, Institute for Provocation – Résidence d'artiste (15 avril au 30 mai), Séminaire Croisements et discussions croisées : l'image 3D (26 avril), Atelier (3, 10, 17 mai), Exposition (24 au 30 mai).

Avec Télofossiles, exposition élaborée à l'issue d'une résidence en Chine, Grégory Chatonsky interroge l'accumulation de nos objets technologiques dans un monde post-11 septembre 2001. Mais il se place à une échelle de temps différente. Il pense en effet l'univers en milliards d'années lumières, et sous ce prisme-là, la disparition de l'espèce humaine est une spéculation peu risquée. Que restera-t-il alors de notre mémoire numérique, quand une conscience extra-terrestre découvrira des milliards d'objets technologiques fossilisés ? Que pourra-t-elle déduire de ce que nous avons été ?

Beijing, Institut français de Beijing – Conférence (17 avril), Académie centrale des Beaux-arts de Chine – Conférence (20 avril), Unicorn Centre for Art – Exposition (25 avril au 18 mai) ; Wuhan, Musée provincial du Hubei (26 mai au 26 juin).

 

Source: french.china.org.cn

 



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