| Les mères prévoient un avenir différent pour leur bébé |
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Au début de l'année scolaire l'automne dernier, la police fait traverser la frontière aux élèves qui vivent à Shenzhen, province du Guangdong, et qui se rendent à l'école à Hong Kong.
Comme de plus en plus de mères de la partie continentale chinoise ont choisi de donner naissance à Hong Kong, la ville s'attend d'enregistrer un pic du nombre d'enfants qui entrent dans les jardins d'enfants et les écoles primaires au cours des prochaines années. Selon les dernières projections du département du recensement et des statistiques de la Région administrative spéciale (RAS), le nombre de nouveaux élèves à l'école primaire (6 ans et plus) passera de 50 400 cette année à 66 100 en 2016. « Comme de plus en plus de parents cherchent à donner à leur enfant une éducation occidentalisée, aller à l'école à Hong Kong est devenu l'un des raccourcis », déclare Wang Binhua, professeur à l'Institut des programmes et de l'instruction de l'Université normale de la Chine de l'Est. À Hong Kong, le baby-boom a commencé en 2003, quand le gouvernement central a facilité les visites dans la RAS pour les résidants de la partie continentale. Les chiffres officiels montrent qu'il y a eu 88 584 bébés qui sont nés à Hong Kong en 2010, dont 40 648 de mères de la partie continentale, alors qu'il y en avait eu 20 000 en 2005. « J'ai eu mon deuxième fils à Hong Kong (en 2008), principalement parce que j'avais prévu de l'envoyer étudier et vivre à Hong Kong par la suite », déclare Hang Xiluan, 37 ans. Elle et son mari, un homme d'affaires, songent maintenant à déménager dans la RAS et se préparent à faire une demande dans les jardins d'enfants. « Déménager à Hong Kong et y mener une vie nouvelle semble un gros défi, mais l'éducation est plus pratique pour mes enfants et il y a de meilleures perspectives commerciales pour mon mari », déclare Mme Hang. Du point de vue de parents nés à Hong Kong, les nouveaux venus n'apporteront vraisemblablement pas de bénéfices à leur vie. La première fille d'Alice Kwan commencera l'école secondaire en septembre prochain. Selon elle, tout enfant né dans la ville devrait avoir le droit de fréquenter ses écoles. Cependant, elle ajoute que son seul souci est que ces jeunes ne resteront pas dans la région et n'y contribueront pas après y avoir reçu leur éducation. Bien que la RAS fournisse 12 ans d'éducation gratuite à tous les enfants, indépendamment du lieu d'origine de leurs parents, beaucoup de gens de la partie continentale disent vouloir que leur enfant étudie dans les écoles secondaires et primaires de la partie continentale. « La plupart des parents de la partie continentale donnent naissance à leur enfant à Hong Kong pour lui donner le permis de résidence, ce qui leur permet de voyager et d'étudier à l'étranger plus facilement », déclare le professeur Wang. Les données officielles du recensement montrent que l'année dernière, 98 % des mères de la partie continentale qui ont eu un enfant dans la RAS les y ont ramenés, bien que 28 % aient indiqué qu'elles prévoyaient retourner vivre à Hong Kong avant que leur enfant ait 21 ans. Ni Hong, 44 ans, un col blanc de Hong Kong qui a grandi dans la partie continentale, a déclaré que son fils de 17 ans a étudié dans la partie continentale. Elle voulait que son fils subisse l'examen national d'entrée à l'université dans la RAS. « Mon fils est né à Hong Kong en 1994 et y est resté jusqu'à la deuxième année du primaire. Puis, j'ai décidé de l'envoyer de nouveau dans la partie continentale, pour qu'il parle mieux le putonghua et connaisse mieux la culture traditionnelle chinoise », déclare Mme Ni qui a épousé un Hongkongais en 1992. « Je pense que j'ai pris la bonne décision. » En juin, en réponse à l'augmentation de nouvelles arrivées de la partie continentale, le gouvernement de la RAS a imposé un quota réduit pour limiter le nombre de mères qui en arrivent pour donner naissance dans les hôpitaux publics de la ville. Ce quota est de 3 400 en 2012, beaucoup moins qu'en 2010. Pour l'année prochaine, les hôpitaux privés avec unités de maternité ont également accepté de diminuer à 31 000 les places disponibles pour les femmes enceintes d'autres pays et régions, 7 % de moins qu'en 2010.
Source: french.china.org.cn
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