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Conférence de presse du MAE de Chine
Publié le 27/06/2007
Conférence de presse du 21 juin 2007

 

Dans l'après-midi du 21 juin, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, les pourparlers à six, la visite du Ministre Yang Jiechi en Mongolie, en RPDC et en Indonésie, le déni par des parlementaires japonais du massacre de Nanjing, le Dialogue stratégique sino-américain et le changement climatique.

Qin Gang : Bonjour à tous.

Je vais d'abord vous annoncer une nouvelle :

Sur les invitations des Ministres des Affaires étrangères de la Mongolie Nyamaa Enkhbold, de la RPDC Pak Ui Chun, et de l'Indonésie Nur Hassan Wirajuda, le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi effectuera une visite officielle du 30 juin au 5 juillet dans ces trois pays.

Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions.

Q : L'Assistant au Secrétaire d'Etat américain Christopher Hill est arrivé en RPDC. Disposez-vous des informations sur cette visite ? La Chine compte-t-elle promouvoir un nouveau tour des pourparlers à six ?

R : Nous avons pris note des informations sur la visite de l'Assistant au Secrétaire d'Etat américain Christopher Hill en RPDC. Nous espérons que cette visite contribuera à la matérialisation par les parties concernées des actions initiales et à l'amélioration des relations entre les Etats-Unis et la RPDC. Quant à la date de la reprise du prochain tour des pourparlers à six, les parties concernées ont besoin de mener des concertation et consultation entre elles pour la fixer.

Q : Les Etats-Unis ont-ils informé à l'avance la Chine de la visite de M. Hill en RPDC ? En outre, en quelle phase se trouve la réunion du groupe de travail ? Est-il possible qu'elle se tiendrait avant la réunion des chefs de délégation ?

R : La partie chinoise est au courant de la visite de M. Hill en RPDC. Concernant la question de la réunion du groupe de travail, les pourparlers à six sont tant un mécanisme qu'un processus. Selon ce mécanisme, les différentes parties peuvent avoir entre elles des échanges et consultations sous diverses formes. Il est question de réunion des chefs de délégation, de session plénière, et de réunion du groupe de travail. C'est pour cela que je disais que les six parties engageraient des consultations pour discuter de la forme et de la date du prochain tour des pourparlers à six.

R : Vous venez d'annoncer les visites du Ministre Yang dans trois pays. J'aimerais tout d'abord savoir les dates précises de ces visites, et puis surtout les questions qui seront abordées lors de sa visite en RPDC. Est-ce que les pourparlers à six seront un des sujets de discussion ? Et qui accompagnera le Ministre pour ces visites ?

R : Du 30 juin au 2 juillet, le Ministre Yang sera en visite en Mongolie ; du 2 au 4 juillet, il sera en RPDC, et les 4 et 5 juillet en Indonésie. Quant aux sujets qu'il abordera durant sa visite en RPDC, il parlera du développement des relations traditionnelles de coopération amicale entre la Chine et la RPDC et des dossiers régionaux et internationaux d'intérêt commun. Je crois bien que le problème nucléaire coréen sera abordé.

Quant aux personnes qui l'accompagneront pendant ces visites, puisque c'est une délégation du MAE, ce sera les responsables des départements concernés du MAE qui iront avec lui. Je ne dispose pas de liste précise pour le moment.

Q : Après la visite en RPDC, M. Hill viendra-t-il à Beijing ? Une autre question, le Japon a suspendu l'importation des poivrons verts en provenance de Chine, car selon des informations, la dose du résidu d'insecticide sur ces poivrons a dépassé la limite standard. La Chine a-t-elle pris des mesures pour remédier à cette situation ?

R : Des poivrons ? Je les trouve très bons, moi. J'aime beaucoup les poivrons. Cela fait tant d'années que je les mange, et regardez, je vais très bien (Rires dans l'audience).

La Chine pratique un système très sévère de contrôle et de quarantaine sur les produits à exporter. Nous avons un procédé rigoureux allant de la production à l'exportation, en passant par la distribution. Quant aux questions que vous avez posées, je ne sais pas grand-chose là-dessus. Je vous propose de vous adresser auprès des institutions chinoises compétentes pour avoir des informations plus précises.

Je ne dispose pas d'information sur le programme du M. Hill après sa visite en RPDC.

Q : Savez-vous quels dirigeants de la RPDC rencontreront le Ministre Yang Jiechi ?

R : Concernant les dirigeants de la RPDC qui rencontreront le Ministre Yang Jiechi qui visitera la RPDC et le programme de cette visite, les deux parties sont toujours en cours de consultations.

Q : Selon des reportages, certains parlementaires japonais, après avoir demandé au Musée de la Guerre de Résistance du Peuple chinois contre le Japon de retirer et de changer des photos sur la guerre anti-japonaise, ont dit que le Massacre de Nanjing ne pouvait être confirmé et demandé à la Chine de modifier le nombre des victimes de ce massacre qui est de 300 000. Alors que cette année marque le 70e anniversaire de l'Incident du 7 juillet, la droite japonaise multiplie ses activités. Quelle est la réaction de la Chine à cet égard ? Deuxième question, après que certains parlementaires japonais ont fait une publicité déniant le problème de « femme de réconfort » aux Etats-Unis, des informations disent que la Chambre des Représentants américaine voterait un projet de résolution sur les « femmes de réconfort » au plus tôt le 30 juillet. Quelle est la réaction de la partie chinoise à ce sujet ?

R : Le massacre de Nanjing est un crime atroce perpétré par les impérialistes japonais durant la guerre d'agression contre la Chine. Les preuves témoignant ce fait sont indéniables et la communauté internationale a déjà une définition claire sur cette affaire. Une poignée de personnes au Japon essaient d'effacer ou de camoufler cette période de l'histoire, c'est une provocation flagrante envers la justice internationale et la conscience de l'humanité et cela montre leur manque de courage pour affronter l'histoire.

Dans le massacre de Nanjing, plus de 300 000 Chinois ont été tués. Les 300 000 âmes innocentes ne pardonneront jamais ceux qui tentent de déformer et de nier le crime commis dans le massacre de Nanjing.

Je voudrais surtout souligner ceci : Cette année marque le 70e anniversaire du massacre de Nanjing. Nous espérons que la partie japonaise pourra, dans l'esprit de « tirer la leçon de l'histoire et envisager l'avenir », adopter une attitude sérieuse et responsable pour bien traiter le problème historique d'un point de vue correct.

La réquisition par force des « femmes de réconfort » est un autre crime grave commis par les impérialistes japonais dans la guerre d'agression contre les peuples victimes des pays asiatiques, y compris de la Chine. C'est un fait indéniable. Nous espérons que la partie japonaise peut assumer sa responsabilité historique et traiter correctement et adéquatement ce problème. Comme le disait un adage chinois : En voulant faire parade de son habileté, on aboutit à un échec ; Plus on cherche à dissimuler la vérité, plus elle se révèle. Cette farce, montée par une poignée de personnes au Japon, ne pourra que révéler leur manque de concept historique correct et de courage d'en finir catégoriquement avec le passé criminel, et ne finira que par faire l'objet du reproche universel et unanime de la communauté internationale.

Q : Des scientifiques néerlandais disaient mardi que la Chine a déjà dépassé les Etats-Unis pour devenir le plus grand pays émetteur de CO2. Est-ce que la Chine peut confirmer ce propos ? Quelles mesures adoptera-t-elle pour régler ce problème ?

R : Concernant le changement climatique et la réduction de l'émission de gaz à effet de serre (GES), nous avons expliqué clairement notre position à plusieurs reprises. Tant que l'homme mène des activités de vie et de production, il y a émission. En tant que pays en développement dont l'économie s'accroît sans cesse, la Chine a bien sûr des problèmes liés à l'augmentation de l'émission des GES. Nous devons aussi voir ce problème de façon objective sous un autre angle de vue. Avec un volume total très important de l'émission des GES, l'émission par tête d'habitant est pourtant basse en Chine car sa population est très nombreuse. Vous venez d'évoquer les Pays-Bas, est-ce que vous savez la quantité de l'émission annuelle du CO2 par tête d'habitant dans ce pays ? 11,4 tonnes. Alors que ce chiffre est seulement de 3,66 tonnes en Chine, soit un tiers de celle des Pays-Bas.

Par ailleurs je voudrais souligner : Une des causes principales du changement climatique est l'accumulation des émissions accompagnant le long processus d'industrialisation dans les pays développés de l'Occident et le haut niveau d'émission par tête d'habitant aujourd'hui dans ces pays. Les émissions en Chine et dans les autres pays en développement sont dues aux besoins de survie. Quoique le Protocole de Kyoto n'ait pas établi des normes de réduction de l'émission pour les pays en développement dont la Chine, nous avons toujours été sérieux et actifs dans nos efforts de réduction de l'émission pour régler le problème du changement climatique avec la communauté internationale. Nous avons adopté beaucoup de mesures consistant à économiser les énergies et à réduire les émissions, à savoir : accroître l'application des sciences et technologies, augmenter le taux de couverture forestière, mettre en œuvre la politique du planning familial pour contrôler la croissance trop rapide de la population et autres. Toutes ces mesures ont contribué à la réduction de l'émission des GES. Nous espérons que les personnes concernées dans la communauté internationale pourront faire preuve d'objectivité, de calme et de raison dans l'analyse de la situation, au lieu de lancer des reproches envers les pays en développement. Les pays développés, eux aussi, ont le devoir de réfléchir sur leur responsabilité historique dans ce processus.

Actuellement, certains qualifient la Chine de l'usine mondiale. Le secteur de production des pays développés est, pour une grande partie, délocalisé en Chine. Beaucoup de ce que les consommateurs occidentaux mettent sur eux, utilisent et mangent sont fabriqués en Chine. Tout en accroissant sa production en Chine, l'Occident n'arrête pas de critiquer cette dernière sur le problème de réduction de l'émission des GES. C'est tout à fait injuste.

Je ne sais pas comment l'Occident a fait les calculs. Mais je peux vous dire que le gouvernement chinois joint ses efforts, avec une attitude sérieuse et responsable, à ceux de la communauté internationale pour relever le défi du changement climatique.

Q : Lundi prochain se tiendra à Paris une conférence internationale sur le problème du Darfour. Qui y participera au nom de la Chine ?

R : La Chine soutient tous les efforts favorables à la paix et au règlement adéquat du problème du Darfour. Le Vice-Ministre des Affaires étrangères Zhang Yesui participera à cette conférence à la tête d'une délégation, pour présenter globalement la position et les idées de la Chine sur le problème du Darfour.

Q : La visite de Christopher Hill à Pyonyang aujourd'hui est la première visite d'un fonctionnaire américain de haut niveau depuis la visite en 2000 en RPDC de la Secrétaire d'Etat Madeleine Albright. Comment la Chine voit-elle l'influence de la visite du M. Hill en RPDC sur les relations futures entre les Etats-Unis et la RPDC ?

R : Nous avons pris note de la visite de l'Assistant au Secrétaire d'Etat américain Christopher Hill en RPDC. Nous espérons que sa visite pourra contribuer à la promotion du processus des pourparlers à six, à l'amélioration des relations bilatérales entre les Etats-Unis et la RPDC à travers le dialogue et les consultations, car cela est favorable à la réalisation de la paix et de la stabilité dans la Péninsule coréenne et dans toute la région de l'Asie du Nord-Est.

Q : Récemment, le Sous-Secrétaire adjoint américain à la Défense Richard Lawless a fait savoir dans son témoignage au Congrès que l'armée chinoise constitue une menace de plus en plus grande pour les Etats-Unis en matière de cyberguerre et que les Etats-Unis renforceront la recherche et le développement (R&D) dans ce domaine pour résister à cette menace. Quelle est votre réaction à ces propos ?

R : Je suis au courant des propos concernés. La Chine s'engage fermement dans une voie de développement pacifique et applique une politique de défense défensive. Le développement de sa force militaire est tout à fait approprié et rationnel. La Chine développe sa force de défense nationale non seulement pour sauvegarder sa souveraineté, sa sécurité, son intégrité territoriale et ses intérêts du développement, mais aussi pour défendre la paix et la stabilité dans la région et dans le monde et promouvoir un développement partagé.

Tout comme vous, j'entends souvent des voix dissonantes des Américains à propos de la force militaire chinoise. La partie américaine nous a exprimé plusieurs fois sa volonté de renforcer le dialogue et les échanges entre les armées de nos deux pays. La Chine y est favorable et a renforcé son dialogue et ses échanges avec les Etats-Unis dans le domaine militaire. Nous espérons que de tels dialogue et échanges contribueront effectivement à l'établissement et au renforcement de la confiance mutuelle et à la connaissance objective entre les deux parties et que les résultats réels des dialogue et échanges pourront être traduits dans les propos de la partie américaine.

Q : La quatrième session du Dialogue stratégique sino-américain est en cours aux Etats-Unis. Quels sont les sujets de ce Dialogue ? Quels seront les résultats du Dialogue ? Le Dialogue régulier entre la Chine et les Etats-Unis s'est déjà effectué quatre fois, quels sont les aboutissements ?

R : La quatrième session du Dialogue stratégique sino-américain se tient aux Etats-Unis en ce moment. La réunion du premier jour vient de s'achever, je n'ai pas encore vu des documents sur l'entretien. Si nous avons des informations concernées, nous vous en ferons part à temps.

Dans cette session de Dialogue, les deux parties procèderont à des échanges de vues sur les relations bilatérales et les dossiers régionaux et internationaux d'intérêt commun et plus particulièrement sur les questions stratégiques à long terme. Le mécanisme de dialogue stratégique sino-américain a vu se tenir quatre tours de consultations qui ont contribué à la connaissance mutuelle et au renforcement de la confiance réciproque. La Chine et les Etats-Unis sont non seulement des stakeholders, mais aussi des partenaires constructifs. Nous espérons qu'en renforçant sans cesse le dialogue et les échanges, les deux parties, partant de l'intérêt stratégique et général, pourront promouvoir ensemble le dialogue et la coopération sino-américains dans différents domaines en vue d'un développement régulier et favorable des relations de coopération constructive entre nos deux pays. Nous avons un grand espoir pour cette session de dialogue. Nous espérons et nous avons la certitude qu'elle sera couronnée de succès grâce aux efforts communs.

Q : Pourriez-vous nous donner plus de détails sur la visite en Chine du Président irakien ? Quels dirigeants chinois rencontrera-t-il ? Quels seront les sujets à aborder ? La Chine augmentera-t-elle son aide à l'Irak et ses investissements là-bas ? Concernant le changement climatique, vous avez dit à l'instant que des pays développés ont délocalisé considérablement leur production en Chine. Quelles sont donc les mesures que la Chine prendra à cet égard ? Les pays destinataires des exportations chinoises participeront-ils au règlement de ce problème et assumeront-ils les responsabilités qu'ils doivent assumer ?

R : C'est vrai que la Chine tient une place importante dans l'industrie manufacturière mondiale. Compte tenu de ce fait, nous espérons que les pays concernés et surtout les pays développés pourront comprendre cette particularité, la situation à laquelle l'économie chinoise fait face et la place qu'elle occupe dans l'économie mondiale d'aujourd'hui et envisager de manière objective et raisonnable les responsabilités respectives des différentes parties dans la réduction d'émission. Cela ne veut pas dire que nous prendrons cette situation comme prétexte pour éviter les responsabilités que nous devons assumer dans le changement climatique. Mais bien au contraire, nous relevons ce défi de façon active et responsable. Par exemple, selon le 11e Plan quinquennal, d'ici l'an 2010, l'intensité énergétique devra être diminuée de 20% par rapport à 2005 et la couverture forestière passera de 18% à l'heure actuelle à 20%, voilà les efforts que nous déployerons à cet égard. La Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) et le Protocole de Kyoto ont offert une base et un mécanisme adéquats et rationnels pour la manière de mieux renforcer la coopération avec la communauté internationale.

S'agissant de la visite du Président irakien Jalal Talabani en Chine, un peu plus tard dans l'après-midi, le Président Hu Jintao tiendra une cérémonie de bienvenue au Grand Palais du Peuple suivie d'un entretien avec lui. Lors de sa visite en Chine, le Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Wu Bangguo et le Premier Ministre Wen Jiabao le rencontreront également et procéderont avec lui à des échanges de vues sur le développement des relations bilatérales et les questions régionales et internationales d'actualité. La Chine soutient depuis toujours la reconstruction en Irak et y prend une part active. Elle a déployé des efforts constructifs, y compris l'offre d'aide à l'Irak. Lors de la réunion de lancement du Pacte international pour l'Irak tenue au début du mois de mai à Charm el-Cheikh en Egypte, le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi a annoncé, au nom du gouvernement chinois, une aide sans contrepartie de 50 millions de yuan RMB à l'Irak. Par ailleurs, la Chine est prête à réduire considérablement les dettes irakiennes à son égard et a déjà formé pour l'Irak des personnes spécialisées en économie, électricité, diplomatie, gestion et dans d'autres domaines. Les entreprises chinoises sont aussi prêtes à participer activement à la reconstruction économique de l'Irak. Nous espérons que l'Irak réalisera dans les meilleurs délais la stabilité, la sécurité et le développement et que son peuple mènera au plus tôt une vie tranquille. La Chine travaillera, tout comme par le passé, ensemble avec la communauté internationale, pour jouer un rôle constructif dans la reconstruction de l'Irak.

Q : Premièrement, la Chine est le plus grand pays émetteur du CO2. Pourquoi pensez-vous qu'il faut voir l'émission par tête d'habitant et pas l'émission totale ? Certaines personnes critiquent que la Chine prend l'émission par habitant comme un prétexte, quel est votre commentaire là-dessus ? Deuxièmement, plus de 100 pays dans le monde correspondent aux critères de pays en développement. Ce qui différencie la Chine des autres pays en développement, c'est que la Chine a déjà envoyé ses astronautes dans l'espace. Si vous dites que la Chine est un pays en développement, comment définirez-vous « pays en développement » ? Et comment est-il ce pays en développement qu'est la Chine ?

R : Sur votre première question, pour mesurer les normes d'émission, il n'est pas suffisamment scientifique et raisonnable de ne voir que l'émission totale. Prenons l'exemple des Pays-Bas, ils ont une population de 16 millions d'habitants alors que la Chine, 1,3 milliard. Si on parle de l'émission totale, avec la plus nombreuse population du monde et une grande puissance économique, l'émission chinoise est certainement plus importante que des pays comme les Pays-Bas. Donc, il ne faut pas regarder le seul indicateur qu'est l'émission totale.

La Chine est un pays en développement qui se trouve dans la première phase du socialisme. Que veut dire la première phase du socialisme ? Cela veut dire que notre productivité n'est pas encore suffisamment avancée pour répondre aux besoins matériels et culturels croissants de notre peuple. Certes, le volume total de notre économie est très grand, mais le PIB par habitant de la Chine a atteint à peine 2 000 dollars américains. Il faut donc regarder la Chine avec une vision globale. Puisque la Chine est un pays en développement, il est évident qu'elle est en train de se développer. Vous avez mentionné le vol spatial des astronautes chinois, certes, nous disposons des technologies de pointe, cela montre que la Chine se développe. Vous ne souhaitez pas que la Chine reste pour toujours pauvre et arriérée, j'imagine ? Une Chine pauvre et arriérée, cela ne correspond ni aux intérêts du peuple chinois ni aux intérêts du monde entier.

Je vous conseille de lire attentivement l'article du Premier Ministre Wen Jiabao, publié il y a quelques mois dans le Quotidien du Peuple. Il y a évoqué les questions suivantes : la phase de développement où se trouve aujourd'hui la Chine, nos tâches principales pendant cette phase et notre politique intérieure et extérieure. La lecture de ce texte vous aidera à mieux comprendre la situation actuelle en Chine.

Q : Certains médias anglais suivent de très près l'affaire des ouvriers maltraités dans des fabriques illégales de briques. Quelles sont les mesures adoptées par le gouvernement chinois pour aider les familles à retrouver les victimes ?

R : Le gouvernement chinois accorde une haute importance à cette affaire et prend des mesures pour mener des enquêtes et établir des sanctions en vertu de la loi.

Q : Est-ce que la Chine permettra à l'Organisation internationale du Travail ou d'autres organisations du travail d'envoyer des personnes pour enquêter cette affaire ? Une autre question, selon des informations, les pays riverains du Mékong envisagent de construire un pont sur le Fleuve pour l'autoroute reliant la Chine et Bangkok en Thaïlande. Comment la Chine réagira-t-elle à cette proposition ? Quelles seront les influences de ce pont sur le commerce et le tourisme de la Chine et des pays dans cette région ?

R : Je ne sais pas encore si l'Organisation mondiale du Travail (OIT) viendra en Chine ou non. La Chine et l'OIT maintiennent depuis longtemps d'excellents échanges et relations de coopération.

Je ne dispose pas d'informations sur le Pont sur le Fleuve Mékong. La Chine participe activement à la coopération de l'exploitation de la Sous-région du Grand Mékong. Il existe un mécanisme de coopération sur la Sous-région du Grand Mékong regroupant la Chine, le Vietnam et d'autres pays riverains du Fleuve. Les pays concernés ont défini pour leur coopération ultérieure des domaines prioritaires, allant de la construction des infrastructures comme autoroute et pont, à l'industrie informatique en passant par l'environnement et l'utilisation des énergies.

Q : J'ai une question sur le retour de Hongkong. Quelle signification importante porte le retour de Hong Kong pour la Chine concernant l'élimination de la honte causée par la Guerre de l'Opium et la promotion de la solidarité nationale ?

R : Je ne sais pas de quelle manière vous comptez couvrir cet événement pour avoir posé une si grande question. Le retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise marque la fin de la colonisation et son retour à la mère patrie. Il s'agit d'un événement dont tous les Chinois, y compris nos compatriotes Hongkongais, sont fiers.

Pendant les 10 années qui ont suivi le retour de Hong Kong à la mère patrie, la Loi fondamentale et les principes dits « un pays, deux systèmes » et « gestion de Hong Kong par les Hongkongais avec un haut degré d'autonomie » ont été effectivement respectés et appliqués. Les autorités centrales soutiennent fermement le gouvernement de la Région administrative spéciale de Hong Kong dans son son administration en vertu de la loi. La prospérité et la stabilité se maintiennent toujours dans cette région et les droits et libertés dont bénéficient ses habitants selon la loi sont garantis. En portant nos regards vers l'avenir, nous avons toutes les raisons pour croire à la poursuite avec succès de la Loi fondamentale et de la politique « un pays, deux systèmes » et « gestion de Hong Kong par les Hongkongais avec un haut degré d'autonomie » à Hong Kong, métropole qui a devant elle des perspectives encore plus radieuses.

Q : Vous avez dit tout à l'heure que la Chine est un grand pays commercial. Et j'ai noté dans le Plan élaboré par le Ministère chinois des Sciences et de la Technologie pour faire face au changement climatique un projet spécial consistant à étudier les relations entre le commerce et l'émission. D'après la Chine, est-ce qu'il faut que l'après-Protocole de Kyoto tienne compte du statut de la Chine en tant qu'un grand pays commercial ? Est-ce que cela deviendra un élément à considérer dans les consultations ultérieures ?

R : Quant aux arrangements de l'après-Protocole de Kyoto, il faut prendre en considération les réalités, les préoccupations et les intérêts des pays en développement y compris la Chine, sans négliger bien sûr les intérêts des pays développés pour trouver une solution équilibrée et raisonnable. On s'est déjà fixé des principes à cet égard, par exemple, « responsabilités communes mais différenciées ». La Chine continuera, dans un esprit actif et constructif, de participer aux consultations internationales sur différents projets pour faire face au changement climatique de l'après-Protocole de Kyoto. Comme je ne suis pas spécialiste dans ce domaine, je viens d'évoquer donc des principes. Je vous conseille donc de vous renseigner auprès des services compétents.

Q : Quels sont les dirigeants chinois qui assisteront à la festivité célébrant les 10 ans du retour de Hong Kong ?

R : Des dirigeants chinois assisteront à la cérémonie pour les dix ans du retour de Hong Kong. Quant à savoir quels sont ces dirigeants, je ne suis pas chargé de donner des informations.

Si vous n'avez plus de questions, je lève la séance. Merci de votre présence. Au revoir !



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