| Conférence de presse du 14 juin 2007 |
| Dans l'après-midi du 14 juin, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes concernant, entre autres, les pourparlers à six, les relations économiques et commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, les relations sino-japonaises, la prochaine visite du Président irakien en Chine et le changement climatique. Qin Gang : Bonjour à tous, je vais d'abord vous annoncer une nouvelle : Sur l'invitation du Président Hu Jintao, le Président de la République de l'Irak Jalal Talabani effectuera du 20 au 26 juin une visite d'Etat en Chine. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Selon certaines sources, le transfert des fonds de la RPDC déposés à la Banco Delta Asia (BDA) commencera dès demain. Pourriez-vous nous confirmer cette information ? Est-ce que le Secrétaire d'Etat adjoint américain Christopher Hill sera prochainement en Chine ?
R : Je suis au courant de ce reportage. Nous avons noté que les parties aux pourparlers à six travaillaient toutes pour régler le problème des fonds de la RPDC à la BDA. Nous espérons que leurs efforts aboutiront le plus tôt possible, de sorte que les actions initiales puissent être mises en œuvre rapidement et que les pourparlers à six puissent progresser. Concernant l'éventuelle visite en Chine du Secrétaire d'Etat adjoint Christopher Hill, je n'ai pas encore entendu dire que la partie américaine avait fait une telle demande. Q : Mercredi dernier, certains députés américains ont présenté une proposition de loi, demandant au Département du Trésor de sanctionner les pays qui refusent de maintenir le taux de change de leurs monnaies à un niveau raisonnable. Quelle est la réaction de la Chine ?
R : A ma connaissance, cette proposition de loi a été présentée, mais elle n'est pas encore soumise au vote. Je vous ai déjà fait part de la position de la Chine sur cette question lors de la conférence de presse du mardi dernier. Nous souhaitons que la partie américaine puisse, grâce à une vision stratégique, se rendre compte de l'importance du développement sain et régulier des relations économiques et commerciales sino-américaines, et s'abstenir de politiser les questions économiques et commerciales et de chercher à résoudre les problèmes par le recours à la pression. Les deux parties doivent régler adéquatement les frictions et problèmes apparus au cours du développement de leurs relations économiques et commerciales conformément au principe de consultations d'égal à égal. Q : Selon certaines sources, le Nicaragua pourrait établir des relations diplomatiques avec la Chine et aurait déjà envoyé des officiels à Beijing pour discuter de ce sujet avec la partie chinoise. Pourriez-vous nous confirmer cette information ? Et quelle est la position de la Chine sur cette question ?
R : Comme tout le monde le sait, le gouvernement chinois entend établir et développer, sur la base de la Charte des Nations Unies et des Cinq Principes de la Coexistence pacifique, des relations étatiques normales avec tous les pays n'ayant pas encore de relations diplomatiques avec la Chine. Le peuple chinois éprouve une amitié envers les peuples de ces pays. La question de Taiwan est le seul obstacle à la normalisation de leurs relations avec la Chine. Les principes régissant l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et le Costa Rica s'appliquent aussi aux autres pays qui n'ont pas encore de relations diplomatiques avec la Chine. Nous souhaitons que les pays concernés puissent suivre le courant de notre temps, respecter et poursuivre le principe d'une seul Chine, et en faire un choix juste et sage. Quant à la question de savoir si des officiels du Nicaragua sont venus en Chine discuter de cette question avec nous, je ne dispose pas d'informations à ce sujet. Q : La Chine entend-elle relancer rapidement les pourparlers à six après le règlement du problème des fonds de la RPDC à la BDA ?
R : Nous espérons que le problème des fonds de la RPDC à la BDA sera réglé rapidement. Comme toutes les autres parties, la Chine souhaite que les pourparlers à six puissent reprendre le plus tôt possible. Comme tout le monde le sait, malgré les difficultés actuelles auxquelles nous sommes confrontés, la position et l'engagement des différentes parties de mettre en application les actions initiales, de régler le problème nucléaire de la Péninsule coréenne et de réaliser la dénucléarisation de la Péninsule n'ont jamais changé. Nous maintiendrons des contacts et concertations étroits avec les autres parties pour discuter de la date et des modalités de la reprise des pourparlers ainsi que d'autres questions concrètes. Q : Quel est le rôle de la Russie dans le règlement du problème des fonds de la RPDC à la BDA ? Et pourriez-vous nous présenter le programme et l'objectif de la visite du Président irakien en Chine ?
R : Je ne sais pas si vous l'avez déjà noté, le Ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov s'est déjà exprimé sur cette question devant les journalistes. Quant au rôle exact joué par la Russie, vous devriez poser la question à la partie russe. Nous espérons que grâce aux efforts conjoints de part et d'autre, les préoccupations légitimes des différentes parties seront prises en considération, et sur cette base, le problème actuel sera réglé le plus tôt possible et de manière adéquate. Le Président irakien Jalal Talabani effectuera du 20 au 26 juin une visite en Chine. Il s'entretiendra avec le Président Hu Jintao et rencontrera le Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Wu Bangguo et le Premier Ministre du Conseil des Affaires d'Etat Wen Jiabao. Outre Beijing, il se rendra aussi à Xi'an et à Nanjing. Au cours de cette visite, les dirigeants des deux pays procéderont à des échanges de vues sur les relations bilatérales et les questions internationales et régionales d'intérêt commun, et les deux parties signeront un accord de coopération entre leurs Ministères des Affaires étrangères, ainsi que des accords éducatif et sanitaire. Q : Lors de la réunion du Groupe de liaison conjoint Chine-US pour l'application des lois qui s'est ouverte aujourd'hui, le Vice-Ministre des Affaires étrangères Wu Dawei a prononcé une allocution, et le Directeur général des Traités et du Droit du Ministère des Affaires étrangères Duan Jielong a été présent. Quels sont les sujets dont la Chine souhaite discuter avec les Etats-Unis ? Deuxième question, quelles sont les actions conjointes qui seront prises par les autorités des affaires étrangères et de l'application des lois des deux pays durant les Jeux Olympiques de 2008 à Beijing ? Troisième question, la Chine et les Etats-Unis n'ont pas encore un traité d'extradition entre eux. Quels sont les obstacles à la signature d'un tel traité ?
R : Comme vous le savez, la 6e réunion du Groupe de liaison conjoint Chine-US pour l'application des lois a lieu les 14 et 15 juin à Beijing. Ce matin, le Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères Wu Dawei et l'Ambassadeur des Etats-Unis en Chine Clark T. Randt Jr ont assisté ensemble à la cérémonie d'ouverture. Neuf départements chinois, dont le Ministère des Affaires étrangères, le Ministère de la Sécurité publique, le Ministère de la Justice et le Parquet populaire suprême, de même que neuf départements américains, dont le Département d'Etat et le Département de la Justice, sont représentés à cette réunion. Les principaux thèmes retenus sont : la lutte contre la corruption, le terrorisme, la cybercriminalité, la fuite de suspects et l'immigration clandestine, la protection de la propriété intellectuelle ainsi que l'entraide judiciaire. Les deux parties mèneront des discussions sur les modalités de coopération dans ces domaines. Durant les Jeux Olympiques de 2008, un grand nombre d'officiels, de sportifs, d'hommes politiques, et de personnalités étrangères de différents milieux seront à Beijing pour participer aux compétitions, faire du tourisme ou voir les matchs. Un critère important de la réussite de cet événement est donc la sécurité. Pour ce faire, nous souhaitons renforcer nos échanges et coopération avec d'autres pays dans ce domaine. Concernant votre question sur le traité d'extradition sino-américain, la Chine est depuis toujours très ouverte à la signature de traités d'extradition avec d'autres pays. Nous sommes en train de discuter de la possibilité de signer des traités judiciaires avec des pays concernés, y compris avec les Etats-Unis. Bien sûr, cela nécessite du temps, car chaque partie a ses propres préoccupations. Nous souhaitons que la partie américaine puisse prendre pleinement en considération et comprendre les préoccupations de la Chine, et que les deux parties puissent travailler dans un esprit de respect mutuel et de consultations d'égal à égal pour parvenir à un accord sur le traité d'extradition. Q : Quelles sont exactement les préoccupations de la Chine sur le traité d'extradition ? (du même journaliste)
R : Dans le domaine de la lutte anti-corruption, par exemple, comment rapatrier les Chinois corrompus en fuite aux Etats-Unis. Nous n'avons cessé de faire des demandes à la partie américaine à cet égard. Nous espérons qu'à travers la coopération judiciaire entre les deux pays, ces personnes pourront être extradées en Chine le plus tôt possible et traduites en justice. Q : Richard Lawless, Sous-Secrétaire adjoint américain à la Défense appelle la Chine à renforcer son dialogue stratégique avec les Etats-Unis dans le domaine militaire, notamment sur les armes nucléaires. Quand est-ce que ce dialogue sera engagé ? Deuxièmement, dans le rapport publié hier par le Département américain du Trésor, la Chine ne figure pas dans la liste des « manipulateurs du taux de change du RMB ». Quel est votre commentaire ? Troisièmement, hier soir, vous avez fait une déclaration sur l'inauguration aux Etats-Unis d'un monument dédié à la mémoire des victimes du communisme, en indiquant que cet acte constitue une « ingérence dans les affaires intérieures de la Chine ». Pourriez-vous nous expliquer en quoi cela est une ingérence par les Etats-Unis dans les affaires intérieures de la Chine ?
R : Concernant votre première question. Je pense que vous n'avez pas cité, lorsque vous posiez la question, tous les propos de cet officiel devant le Congrès américain. Certes, il a souligné la nécessité pour la Chine et les Etats-Unis de renforcer leur dialogue en matière de défense, mais il a également fait des accusations injustifiées contre les forces militaires de la Chine et la politique chinoise de défense. Nous avons exprimé à maintes reprises notre attachement à la voie du développement pacifique et à la politique de défense à caractère défensif, ainsi que notre position sur la question de Taiwan. La partie américaine en est parfaitement consciente. D'ailleurs, le budget militaire chinois est tout à fait transparent et ouvert. Nous nous opposons fermement à ce que certains officiels américains, au mépris des faits réels, font tapage sur la « menace chinoise » et s'immiscent dans les affaires intérieures de la Chine en invoquant la soi-disant question des « forces militaires chinoises ». La partie américaine a pris maintes fois l'engagement de respecter le principe d'une seule Chine et les trois Communiqués conjoints sino-américains et de s'opposer à l'indépendance de Taiwan. Nous espérons qu'elle honorera ses engagements pour cesser de vendre des armes à Taiwan et d'envoyer des signaux erronés aux forces sécessionnistes taiwanaises. Nous sommes prêts à renforcer notre dialogue et nos échanges avec la partie américaine dans le domaine de la défense, de sorte à approfondir la connaissance et la confiance mutuelles entre les deux pays. Nous souhaitons également que ces échanges puissent lui permettre de bien connaître notre politique de défense ainsi que nos positions de principe sur la question de Taiwan. En ce qui concerne le régime de change du RMB, c'est un régime flottant contrôlé. Nous avons déjà lancé une réforme sur le mécanisme de formation du taux de change du RMB et nous allons continuer dans ce sens. Cela veut dire que la parité du RMB connaîtra des fluctuations et que la réforme de notre régime de change vise justement à mieux refléter l'évolution des rapports offre / demande sur le marché. Nous espérons que la partie américaine pourra voir les choses avec objectivité et impartialité. Sur votre troisième question, j'ai déjà exprimé hier la position solennelle de la partie chinoise. Certaines forces politiques américaines, dans la logique de la guerre froide et pour des raisons politiques, cherchent à attiser la confrontation entre les idéologies et les régimes sociaux. Il s'agit là des agissements qui vont à l'encontre du courant de notre époque, qui est pourtant marqué par la paix, le développement et la coopération, et qui ne gagneront jamais l'adhésion du peuple. Nous exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition contre les actes et les propos de la partie américaine. Nous demandons à la partie américaine de renoncer à ses pratiques erronées, telles que la logique de la guerre froide et la primauté de l'idéologie, de s'abstenir à s'immiscer dans les affaires intérieures d'autrui, et de travailler davantage au dialogue d'égal à égal et au renforcement de la confiance entre les pays du monde, de sorte à promouvoir par des actes concrets les relations de coopération constructive sino-américaine.
Q : Pourriez-vous nous expliquer en quoi cela est une ingérence par les Etats-Unis dans les affaires intérieures de la Chine ? (du même journaliste)
R : Vous pourrez réécouter ce qu'a dit la partie américaine, vous verrez s'il s'agit d'une ingérence. Le Parti communiste chinois (PCC) est le parti au pouvoir en Chine. C'est lui qui a conduit le peuple chinois à l'indépendance et à l'émancipation nationales. Certes, il a rencontré des difficultés et des obstacles dans sa marche en avant, mais il n'a rien qui ne puisse supporter la lumière. Aujourd'hui, il dirige le peuple chinois tout entier à construire une société d'aisance moyenne et à réaliser la prospérité et la puissance du pays. Sur le plan international, le PCC a choisi d'aller dans le même sens que le courant de notre époque pour engager fermement la Chine sur la voie d'un développement pacifique. Il préconise la paix, le développement et la coopération, rejète la primauté de l'idéologie et travaille avec la communauté internationale pour construire un monde harmonieux caractérisé par une paix durable et une prospérité générale. Bref, le PCC est un acteur majeur dans la construction d'une Chine démocratique, prospère et puissante et une force militant pour la paix mondiale et le développement partagé. Q : Certaines presses étrangères ont fait des reportages sur des ouvriers maltraités dans des fabriques de briques du Shanxi. Quel est votre commentaire à ce sujet ? Le gouvernement chinois va-t-il prendre des mesures pour y faire face ?
R : Je suis certain que les autorités compétentes vont lancer une enquête sur cette affaire. Q : Selon certaines sources, le Directeur général de l'OMC Pascal Lamy effectuera bientôt une visite en Chine. Pourriez-vous confirmer cette information ? Quelles sont les personnalités chinoises qu'il rencontrera en Chine ? Quels seront les sujets à aborder ?
R : Je viens d'apprendre cela. On est en train de le vérifier auprès du Ministère du Commerce, département en charge des affaires liées à l'OMC. Je vous propose de vous renseigner également auprès de lui. Q : A ma connaissance, à cause des litiges territoriaux entre la Chine et le Vietnam sur les îles Nansha, la compagnie pétrolière britannique BP a suspendu son projet d'exploration dans cette zone. Quelle est votre réaction à ce sujet ? Les contentieux territoriaux empêcheront-ils la Chine d'exploiter des ressources naturelles dans cette zone ?
R : La souveraineté chinoise sur les îles Nansha et les eaux adjacentes est incontestable. Les activités d'exploration menées par les autorités vietnamiennes et des compagnies pétrolières étrangères ont non seulement porté atteinte à la souveraineté, aux droits souverains et à la compétence juridictionnelle de la Chine, mais également violé la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale. Nous demandons à la partie vietnamienne de mettre fin à toutes leurs activités dans cette zone, de n'engager aucune action unilatérale et d'éviter de compliquer davantage la situation. La position de la partie chinoise sur la question de la mer méridionale est constante. Nous sommes prêts à mener des consultations d'égal à égal avec les autres parties, de sorte à trouver une solution adéquate au problème et à réaliser une exploitation commune en laissant de côté les contentieux. Q : Une organisation parlementaire japonaise a demandé à la Chine d'enlever les images « anti-japonaises » dans tous les lieux de mémoire dédiés à la guerre contre l'agression japonaise, en prétendant que ces images servent à déformer l'histoire et à attiser le sentiment anti-japonais en Chine. Quel est votre commentaire sur cette question ?
R : La guerre d'agression déclenchée par les militaristes japonais a causé des souffrances atroces au peuple chinois. Se souvenir du passé peut servir de guide pour l'avenir. Bien retenir ce qui s'est passé dans l'histoire n'est pas pour prolonger la haine, mais pour que le drame ne se reproduise plus et que tout le monde travaille à l'avènement d'un avenir radieux. Sur les relations sino-japonaises, le gouvernement chinois préconise toujours l'idée dit « tirer les leçons de l'histoire pour se tourner vers l'avenir ». Il n'y a jamais eu en Chine une soi-disant « éducation anti-japonaise ». Les vieilles photos ont enregistré ce passé douloureux. Demander de les enlever montre tout simplement un manque de courage de rompre avec les actes historiques erronés. Q : Le 7 juillet prochain marque le 70e anniversaire de l'Incident de Lugouqiao. La Chine a-t-elle prévu des manifestations commémoratives ? Le gouvernement chinois envisage-t-il d'inviter le gouvernement japonais à y participer ?
R : Le 7 juillet 1937, les militaristes japonais ont provoqué l'Incident de Lugouqiao, commençant par là une agression contre l'ensemble du territoire chinois et plongeant ainsi toute la nation chinoise dans de terribles souffrances. Cette année marque le 70e anniversaire de la guerre d'agression japonaise contre la Chine. A un tel moment, nous devons plus que jamais « tirer les leçons de l'histoire pour s'orienter vers l'avenir », attacher un grand prix à cette paix chèrement acquise et à cette vie heureuse d'aujourd'hui, et continuer à améliorer et à développer les relations sino-japonaises, afin de promouvoir ensemble l'amitié éternelle entre les deux pays. Je pense qu'il y aura des activités de commémoration le moment venu. Q : Le Portugal assumera la présidence de l'Union européenne pendant le deuxième semestre de cette année. Au cours de cette période, le Sommet Chine-UE aura lieu à Beijing. Selon vous, quelle est la priorité de ce dialogue durant la présidence portugaise ? En tant que pays en développement, la Chine acceptera-t-elle les objectifs contraignants en matière de réduction des émissions fixés par le Protocole de Kyoto, qui sont d'ailleurs inférieurs à ceux des pays développés?
R : Le Portugal assumera la présidence de l'UE pendant le deuxième semestre de cette année. Nous sommes prêts à renforcer notre dialogue et notre coopération avec ce pays pour maintenir et promouvoir le bon élan du développement du partenariat stratégique sino-européen. Nous avons exprimé à maintes reprises la position de la Chine sur le changement climatique. A notre avis, ce phénomène est essentiellement dû aux émissions des pays développés au cours de leur industrialisation pendant de nombreuses années écoulées ainsi qu'à leurs émissions par tête d'habitant très élevées à l'heure actuelle. La priorité de la Chine et des autres pays en développement est de développer leur économie. Leurs émissions sont donc pour la survie du pays. C'est la raison pour laquelle la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques ainsi que le Protocole de Kyoto ont défini le principe de la « responsabilité commune mais différenciée ». Nous espérons que ce principe sera respecté, car la Convention sert de cadre juridique à la communauté internationale pour relever le défi du changement climatique. Selon ledit principe, les pays développés ont l'obligation, avant 2012, de réduire leurs émissions des GES, et après 2012, ils devront continuer à le faire en premier. La Chine est un pays en développement. Bien que ses émissions par tête d'habitant ne soient pas élevées, et qu'elles ne représentent qu'un tiers de celles des pays développés, nous sommes conscients que relever le défi climatique est une responsabilité commune à la communauté internationale. Nous sommes donc prêts à remplir nos obligations et à prendre des mesures actives pour y répondre ensemble avec la communauté internationale. Ceci dit, il n'est pas acceptable, dans le contexte actuel, d'imposer des objectifs de réduction contraignants aux pays en développement, y compris la Chine. Si vous n'avez plus de questions, je lève la séance. Merci de votre présence. Au revoir ! |