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Publié le 19/12/2011
Luttons contre le réchauffement climatique

Zhang Zhiping

Pour répondre aux nombreux appels, les représentants de près de 200 pays et régions se sont réunis à Durban (Afrique du Sud) fin novembre 2011, pour participer à la 17e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique, soit la 7e réunion des parties du Protocole de Kyoto. Il s'agit d'une conférence mondiale de haut niveau destinée à la lutte contre le changement climatique, et qui fait suite au Sommet de Copenhague (Danemark) en 2009, et à celui de Cancun (Mexique) en 2010, durant lesquels les pays développés et les pays en développement ont entamé une nouvelle partie d'échecs sur le partage équitable des responsabilités et des obligations.

La présente conférence de Durban se distingue des précédentes. En tant que prolongement des négociations des parties à la Convention-cadre des Nations Unies et au Protocole de Kyoto, elle doit non seulement régler les problèmes laissés en suspens, mais également se promettre l'ouverture d'une seconde période. La lutte contre le changement climatique a reçu un nouvel élan.

Comme tout le monde le sait, l'Europe a fait sa révolution industrielle il y a 200 ans, tandis que les Etats-Unis sont la plus grande puissance industrielle depuis plus d'un siècle. Pour le moment, les principaux pays développés ont déjà réalisé leur industrialisation et leur urbanisation. Au cours de ces deux siècles de développement, le volume d'émissions de CO2 de ces pays a représenté la quasi-totalité des émissions mondiales. Actuellement, près de 80 % des gaz à effet de serre accumulés dans l'atmosphère sont émis par ces pays. En conséquence, les pays développés doivent assumer les principales responsabilités et obligations en matière de réduction des émissions et de réchauffement global, et fournir des soutiens financiers et technologiques aux pays en développement.

Bien sûr, l'amélioration du climat global nécessite la contribution des pays en développement, et ce bien qu'ils ne portent pas de responsabilité historique. Aujourd'hui, la Chine se trouve dans la phase intermédiaire-finale de l'industrialisation, et son volume d'émissions de CO2 accumulé ne représente qu'un cinquième du volume total dans l'atmosphère (les 4/5 restants sont émis par les pays développés). Quant à son volume par habitant, le chiffre tombe à un tiers, un quart, ou voire un cinquième de celui des pays développés.

La Chine garde toujours une attitude positive sur la question de la lutte contre le changement climatique. En 2009, le gouvernement chinois a annoncé son objectif de contrôle des émissions de gaz à effet de serre pour les dix ans à venir : en 2020, diminution de 40-50 % du volume d'émissions de CO2 par unité de PIB par rapport à 2005, et l'a inclus comme indice contraignant dans la planification à moyen et long terme du développement socio-économique. Approuvé par l'Assemblée nationale populaire, cet objectif a force de loi.

Cela dit, avant de faire cette promesse, la Chine avait déjà obtenu des résultats remarquables en matière de réduction des émissions. Jusqu'à la première moitié de l'année 2011, sa consommation énergétique par unité de PIB a connu une diminution de 13 % par rapport à 2005, soit une réduction des émissions de 1,5 milliard de tonnes de CO2. En plus, grâce à sa participation au mécanisme de développement propre (MDP), le volume de vente des unités de réduction certifiée des émissions de la Chine représente la majorité du volume total dans le monde. En 2010, elle a réalisé une exportation nette de 25 millions de tonnes d'acier et de 14 millions de tonnes de coke, ainsi qu'une exportation considérable de produits mécaniques, liés à une grande quantité de consommation énergétique et d'émissions de gaz à effet de serre. Ce qui augmente donc le volume des émissions de CO2 de la Chine, mais réduit celui des pays qui les importent.

Le 4 décembre à Durban, la délégation chinoise a déclaré que la Chine participerait à la convention-cadre légalement contraignant en 2020, en énumérant cinq conditions :

1) Le protocole de Kyoto et la promesse pour une deuxième période sont nécessaires.

2) Les pays développés doivent mettre en vigueur le « fonds de déclenchement rapide » de 30 milliards de dollars, ainsi que le fonds à long terme qui atteindra 10 milliards de dollars par an jusqu'à 2020, déclencher le fonds vert pour le climat, et établir un mécanisme de supervision et d'exécution.

3) Il faut arriver aux consensus sur l'adaptation, le transfert des technologies, les forêts, la transparence, la construction des capacités, etc., en créant un mécanisme adéquat.

4) Accélérer l'évaluation sur l'accomplissement de la promesse et la situation de l'exécution dans différents pays, afin d'achever l'évaluation scientifique avant 2015.

5) La Chine assumerait les responsabilités et obligations conformément au niveau de son développement, à condition que l'on s'en tienne aux principes de responsabilités communes mais différenciées, d'équité et de capacités respectives, et qu'on assure l'intégrité de l'environnement.

La Chine est résolument positive et sincère. Comme l'a exprimé le chef de la délégation chinoise, la Chine espère que toutes les parties accompliront leur promesse, la traduiront en acte, que l'évaluation prennent effet, et elle continuera à déployer ses efforts.

Annexe :

Le mécanisme de développement propre (MDP) est un mécanisme économique de financiarisation du carbone, qui fut élaboré dans le cadre du Protocole de Kyoto. Son but premier est de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale. L'augmentation rejets de gaz à effet de serre est devenue un phénomène mondial avec l'internationalisation des échanges économiques. La source des émissions n'a donc que peu d'importance. L'utilisation de mécanismes de marché vise à récompenser l'instauration de technologies de réduction d'émissions dans les pays en voie de développement, et à en monétariser la valeur, négociée en unités d'équivalent d'une tonne de CO2.

Une entreprise d'un pays développé investit pour une amélioration technologique dans un pays en voie de développement et rapatrie la valeur financière des réductions d'émissions de CO2 en résultant, ce qui lui permet de dégager des profits en spéculant sur ces valeurs. Il peut aussi polluer lui-même dans les proportions de ce que son investissement a évité (Selon Wikipédia).

 

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