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Non à la spéculation immobilière

Lan Xinzhen  ·  2019-09-29  ·   Source: Beijing Information
Mots-clés: logement; Chine

Les spéculateurs immobiliers chinois s'inquiètent de ce que la hausse du prix des logements perd de la vigueur en raison de l'intervention du gouvernement. Il leur semble impossible de réaliser les énormes profits de ces dernières années en achetant bas et en vendant haut. Certains spéculateurs nerveux ne pensent même plus aux profits qu’ils peuvent réaliser, mais ont l’intention de vendre les propriétés qu’ils possèdent encore sans perdre d’argent. Mais même cet objectif semble illusoire.

L'expression « spéculation immobilière » est apparue il y a seulement une vingtaine d'années, résultat de la marchéisation de l'immobilier urbain en Chine. Beaucoup ont voulu gagner de l'argent sans avoir à travailler, générant des bulles spéculatives. Depuis la fondation de la République populaire de Chine (RPC) en 1949, le gouvernement chinois a toujours fait savoir que les logements étaient des abris, pas des produits financiers. « Les logements sont construits pour servir de domicile, pas à des fins spéculatives », avait déclaré le président Xi Jinping lors d'une réunion du Groupe directeur central des finances et des affaires économiques en 2017 : c’est devenu le principe directeur de l'ajustement du marché immobilier chinois.

Vivre dans un logement est une composante importante des rêves des Chinois. Dans la tradition chinoise, un domicile décent est synonyme de bonne vie. Au début de la fondation de la RPC, les logements du pays avaient été gravement endommagés après un siècle de guerre et, dans les villes, il y avait une grave pénurie immobilière.

Les gens étaient dépendants de l'attribution par le gouvernement de maisons existantes ou nouvellement construites. En 1950, le parc de logements chinois dans les villes s’élevait à seulement 400 millions de mètres carrés. Avec 61,7 millions de résidents urbains, la superficie par habitant n'était que de 5,5 mètres carrés.

Dans le cadre de l'économie planifiée, presque chaque organisation ou entreprise exploitait sa propre école, son hôpital et d'autres services publics et fournissait un logement gratuit à ses employés. C’était la condition principale d’accès aux logements dans les villes.

Cependant, alors que la population chinoise augmentait, les logements urbains demeuraient toujours presque au niveau où ils se trouvaient. En 1978, année où la Chine a commencé à adopter la politique de réforme et d’ouverture, la superficie par habitant n’était que de 3,6 mètres carrés, inférieure à celle de 1950. La principale raison en était que la construction de logements était principalement financée par l’Etat. Des pressions financières énormes ralentissaient le rythme de la construction, créant un écart entre la population croissante et l'offre de logements.

En juin 1980, le gouvernement a mis en place un nouveau système de logement en vertu duquel le gouvernement, les entreprises et les travailleurs assumaient chacun un tiers des dépenses de construction. En 1988, le gouvernement a officiellement inclus la réforme du système de logement social dans la planification globale de la réforme et de l'ouverture, suggérant que les logements, en tant que biens de consommation personnels, pourraient être commercialisés comme des propriétés privées. Les promoteurs immobiliers sont alors apparus durant cette période, et l’offre de logements s’est accrue.

Après 1998, la marchéisation des logements a véritablement commencé. La crise financière asiatique de 1997 a offert une chance inédite de réforme du système de logement en Chine. Le gouvernement cherchait à faire face à la crise financière en augmentant la demande intérieure et l'immobilier était considéré comme un nouveau moteur de la croissance économique. Le 3 juillet 1998, le Conseil des affaires d’État – le Cabinet chinois – a publié un règlement demandant aux organisations de ne plus allouer de logements à leurs employés, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de marchéisation de son système de logement.

Au cours des deux décennies suivantes, le marché immobilier a continué de grimper en flèche, l'investissement immobilier progressant à un taux de croissance à deux chiffres. Le secteur immobilier prospère a changé le paysage urbain. En 2018, la superficie urbaine par habitant des logements était de 39 mètres carrés, soit plus de sept fois celle d’il y a 70 ans. Au début, il n’y avait que des petites maisons individuelles dans les villes, alors qu'aujourd'hui, les gratte-ciel modernes avec des appartements équipés de salles de bains, de cuisines, de chauffage, d’approvisionnement en gaz et en eau se multiplient. De nombreuses familles ont réalisé le rêve de posséder leur propre chez-soi.

Rétrospectivement, la principale mission du secteur immobilier a toujours été de fournir suffisamment de logements à la population. C'était le cas dans le système d'économie planifiée et le même dans le système d'économie de marché. Alors que les salariés à revenu élevé peuvent acheter des logements sur le marché immobilier au prix fort, le gouvernement construit des logements à loyer modéré et à bas coût pour que les familles à faible revenu puissent également prétendre à un logement.

Un des inconvénients de la frénésie immobilière que la Chine a connue au cours de ces deux dernières décennies est que les logements ont indûment été utilisés comme des produits spéculatifs, donnant naissance à une nouvelle lubie : la spéculation immobilière. Si la spéculation immobilière est autorisée sur les marchés immobiliers matures des pays développés, elle ne l’est pas en Chine. La hausse des prix de l'immobilier fait peser un risque énorme sur le système financier, voire sur l'ensemble du système économique. Après tout, la leçon tirée de la crise des prêts hypothécaires à risque aux Etats-Unis, qui a déclenché la crise financière de 2008, est encore dans les esprits.

Même sans gonfler les prix, le marché immobilier chinois a un potentiel énorme. Chaque année, des millions d'étudiants sortent des universités, une grande partie de la population rurale prend le chemin des villes et de nombreux propriétaires changent de logement pour en avoir un meilleur. Il existe donc une demande réelle et manifeste de logements. Par conséquent, les prix de l’immobilier en Chine doivent rester stables. Le fait que les logements soient essentiellement des domiciles signifie que la société chinoise doit dire non aux spéculateurs immobiliers.

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